Exposition Beyond Seeing à Paris : partie 2

Bonjour à tous, comment allez-vous ?

Vous pouvez retrouver la première journée à Paris dans cet article, si vous voulez. Pour résumé la matinée du 19 janvier, ce fut petit déjeuner compris dans le logement (céréales, pain et fromage, un fruit, un café et un jus de fruit) puis travail dans la chambre et des sushis à midi au Paradis du Sushi. Ensuite, nous sommes retournées sur les lieux de l’exposition pour assister à la présentation, par Verena Kuen, d’une collection de vêtements de voyage conçue spécialement pour les déficients visuels.

A gauche Katharina Scriba et à droite Verena Kuen

Verena s’est dit qu’il fallait des vêtements pratiques, confortables mais également agréable à regarder. Pour les couleurs, elle s’est inspirée d’un voyage en Crête et a choisi des tons dans les bleus et le blanc. Pour les matières, elle a effectué une sorte de sondage auprès de déficients visuels qui ont pu toucher des échantillons de divers tissus et sélectionner leurs préférences. Elle a créé des reliefs, des systèmes de fermetures pratiques et des vêtements légers pour les voyages et les randonnées. Elle a conçu un sac ventral plutôt qu’un sac à dos, plus facile d’accès. Vraiment, le résultat est surprenant et me semble cohérent.

J’ai pu aussi m’intéresser de plus près à des vêtements imaginés par des élèves d’une école de mode suédoise. Ils se sont dit que des vêtements reconnaissables à leur forme, leur matière et leur son pouvaient être pratiques pour les déficients visuels et ont par exemple créé un t-shirt avec des grelots, une veste originale dont une moitié était remplie de fronces, une chemise texturée et j’en passe. J’aurais pu acheter et porter plusieurs de ces pièces.

La veste à moitié froncée. J’aimais bien, honnêtement !

Enfin, j’ai pu participer à un atelier de danse les yeux fermés avec Fabienne, une prof déficiente visuelle ultra dynamique et tellement solaire. Nous avons enlevé nos chaussures pour plus de sensations et, après un petit échauffement, avons appris quelques mouvements les yeux ouverts, puis fermés. Nous avons ensuite proposé chacun un mouvement pour créer une chorégraphie, comme un cadavre exquis. Nous avons mémorisé les mouvements les yeux ouverts puis les avons reproduits, en musique, les yeux bandés. Enfin, nous avons pu profiter quelques minutes de la musique pour nous laisser complètement aller, les yeux bandés, portés par le rythme. C’était vraiment génial ! Quand on sait que les autres ne nous voient pas ou quand on oublie que des gens sont autour de nous, on perd tous nos complexes et on se sent complètement libres.

La pétillante Fabienne

Après tout ça, une bonne pizza, une bonne nuit de sommeil et retour en Belgique. Merci encore à l’Institut Goethe de Paris, en particulier Timo et Katharina, pour ces deux voyages, pour ces rencontres, pour ce beau projet. J’espère que mes aventures vous ont plu.

Un p’tit commentaire ? 

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