Projet Beyond Seeing à Berlin : Jour 1

Bonjour à tous, comment allez-vous ?

Comme vous le savez, les 11 et 12 octobre derniers, j’étais invitée à me rendre à Berlin par l’Institut Goethe de Paris pour assister à plusieurs évènements dans le cadre du projet Beyond Seeing, lancé par l’Institut Goethe de Paris lui-même et soutenu par plusieurs écoles (une en Allemagne, une en France, une en Belgique et une en Suède, pour les noms complets, c’est dans cet article.) J’ai donc pris l’avion à l’aéroport de Bruxelles Zaventem, stressée mais très enthousiaste, avec envie et hâte de rencontrer de nouvelles personnes et de découvrir ce qui m’attendait.

Après une heure de vol et une demi heure en taxi, sans aucun souci, je suis arrivée à mon logement, dénommé Regenbogen Fabrik, où j’ai été très gentiment accueillie. Il s’agit vraiment d’un endroit atypique, à mon sens, mais je m’y suis sentie bien. Vous arrivez dans une cour entourée de petits bâtiments, l’accueil est à votre gauche, une petite pièce avec une table en bois et de quoi s’asseoir pour patienter, un petit comptoir, un présentoir avec des dépliants et une porte donnant sur un espace buanderie et des toilettes. Depuis la cour, la cantine et les chambres se trouvent dans le bâtiment devant vous. La cantine, ce sont des tables et des chaises dépareillées, des gens qui discutent où se servent de leur ordinateur, de la restauration très simple (attention aux végétariens, il n’y avait pas d’option sans viande, du moins ce jour là) et des gobelets en plastique. Dans ma chambre, j’avais le choix entre trois lits, sympa, non ?

Enseigne de l’Hostel RegenbogenFabrik

Bref, j’y ai rencontré mes collègues blogueuses Lydia, Sonja et Typhaine, ainsi que les responsables du projet, Timo Unger et Katharina Scriba. Un concentré de bonne humeur, d’enthousiasme et de créativité ! Nous avons parlé du projet, mangé ensemble et puis…

En après-midi, nous sommes arrivés à l’ESMOD (Ecole supérieure des arts et techniques de la mode) pour un atelier de couture un peu spécial. Au sein d’un atelier rempli de machines à coudre, surjeteuses, fers à repasser professionnels et j’en passe, Reiner Delgado, non-voyant, nous a proposé de coudre un sac en tissu à partir de trois carrés de 50cm de côté. Plusieurs binômes déficient visuel/voyant se sont installés devant les matelas de couture, ciseaux et instruments de mesure en vue d’un après midi manuel qui s’annonçait mémorable.

Machines à coudres dans l’atelier de l’ESMOD

Le nécéssaire pour travailler : tissu, ciseaux, équerre…

Pour couper le tissu, nous avions le choix, ma binôme blogueuse Typhaine et moi, entre ciseaux et cutter, entre règle/équerre et un gabarit coupé et proposé par Reiner afin de couper nos carrés « sans les yeux ». Un peu timides, et parce que c’était la première fois que nous cousions quelque chose, nous avons préféré regarder ce que nous faisions. Enfin, moi, j’avais plutôt le nez dessus et ma découpe laisse un peu à désirer, mais nous étions là pour le fun (et un peu pour travailler, aussi).

Ensuite, nous avons épinglé puis assemblé deux de nos carrés, puis le troisième, à l’aide de machines à coudre capricieuses qui ont donné du fil à retordre à Reiner Delgado et aux étudiants et professeurs de l’ESMOD qui nous encadraient. Mais nous ne nous sommes pas découragées. Au contraire, cette expérience m’a véritablement donné envie d’apprendre à coudre, de subtiliser la machine de ma grand-mère et de créer de petits (et plus grands) projets.

Couper un gabarit pour nos carré de tissus à l’aide d’un mètre marqué en braille

Epingler le tissu avant de le coudre pour qu’il reste en place

Et on coud le tout !

Dernière étape. retourner le sac et former la anse. Nous avons eu le choix entre une anse plus épaisse et une plus fine, nous avons choisi la plus fine. J’ai pu apprendre qu’il y avait différents pieds interchangeables pour que la machine puisse travailler des matières différentes comme la soie ou le cuir. il y a également plusieurs épaisseurs d’aiguilles qui permettent d’assembler des morceaux de tissus plus ou moins épais.

C’est fatiguée d’être restée concentrée pour apprendre une discipline dans une langue qui n’est pas la mienne mais néanmoins très heureuse, enthousiaste et satisfaite que je suis sortie de l’atelier avec mon petit sac dont Typhaine m’a gracieusement offert la garde. un immense merci à tous les acteurs de ce moment mémorable.

Sac fini !

Nous avons enfin partagé un délicieux repas dans un restaurant nommé Nest à deux pas de l’ESMOD, littéralement. J’ai pu déguster de délicieuses ravioles aux cèpes pour un prix plus qu’abordable (la plupart des plats sont à moins de 15 euros) et dans une ambiance chaleureuse.

Nous nous sommes enfin séparés pour un peu de repos bien mérité.

Suite de ce séjour dans un prochain article ! 

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